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Entre Pessa’h et Chavouot, le compte du Omer nous invite à bien plus qu’à compter les jours : il nous appelle à nous transformer. À travers le thème de la guevoura, la retenue, ce cours explore le travail des midot, la justesse dans la relation à l’autre, et cette capacité essentielle à faire sentir à chacun qu’il compte.
À la lumière de Yom HaShoah et des parachiot Tazria-Metsora, une réflexion profonde sur la parole, la dignité humaine, la mémoire, et notre mission d’être, malgré tout, des porteurs de vie. Un moment d’étude pour apprendre à affiner notre regard sur l’autre, à donner à notre parole sa juste place, et à faire de cette période du Omer un véritable chemin de croissance intérieure.
Cette semaine, nous travaillons la Tiféret, l’équilibre entre le ‘Hessed et la Guevoura. Elle unit l’amour et la rigueur, la bonté et la vérité, pour chercher ce qui est juste dans chaque situation.
C’est pourquoi elle est liée à la compassion : une manière profonde, juste et sensible de voir l’autre et de lui répondre.
Cette semaine, nous travaillons le Nétsa’h, la persévérance, l’endurance et la détermination.
C’est la force qui permet d’avancer, de tenir dans le temps et de rester fidèle à ce qui est juste, même lorsque cela devient difficile. Le Nétsa’h donne la constance et la ténacité, mais il doit rester habité par le sens : sans cela, il peut se transformer en obstination ou en volonté de vaincre à tout prix.
Cette semaine, nous travaillons le Hod, l’humilité, la réceptivité et la reconnaissance. Il nous apprend à recevoir, à écouter, à remercier et à reconnaître ce qui nous dépasse.
Si le Nétsa’h pousse vers l’avant, le Hod enseigne l’art de s’incliner devant la vérité, non par faiblesse, mais avec justesse.
Le Hod est lié à la reconnaissance du bien reçu, de ses erreurs, de la grandeur d’autrui et de la grandeur d’Hachem.
Le vrai Hod n’écrase pas la personne : il la rend plus vraie, plus ouverte et plus fine.
Cette semaine, nous travaillons le Yessod, le fondement, le lien et la fidélité. Il représente la capacité à créer une relation vraie, stable et fidèle.
Toutes les qualités précédentes trouvent en lui leur point d’ancrage : aimer, se maîtriser, équilibrer, persévérer, s’humilier, tout cela doit finalement pouvoir entrer dans un lien juste. Le Yessod touche à la confiance, à la loyauté et à la vérité dans la relation.
Lorsqu’il est sain, il permet une présence stable, une parole vraie et une fidélité profonde. Le vrai Yessod est le fondement de toute relation qui porte la vie.
Cette semaine, nous travaillons la Malkhout, la royauté, la présence et l’accomplissement. Elle représente la capacité de faire exister concrètement ce qui a été construit intérieurement.
Toutes les autres midot doivent finalement pouvoir prendre en elle une forme réelle dans le monde. La Malkhout touche à la dignité, à la parole, à la présence et à la responsabilité. Lorsqu’elle est pure, elle permet d’habiter le monde avec vérité, justesse et noblesse.
Cette semaine, nous travaillons le ‘Hessed, la capacité d’aimer, de donner et de s’ouvrir à l’autre. Il nous apprend à aider, écouter, accueillir, soutenir et répondre avec générosité aux besoins qui nous entourent.
Mais la bonté doit rester juste. Sans mesure, elle peut devenir excessive, envahissante ou conduire à s’oublier soi-même.
Le vrai ‘Hessed est une bonté vivante, équilibrée et capable de faire grandir l’autre.
Exemple : écouter quelqu’un avec sincérité, aider sans humilier, donner avec joie.
Cette semaine, nous travaillons la Guevoura, la force intérieure qui permet de se contenir, de se gouverner et de poser des limites justes. Elle nous apprend à introduire de la mesure, de la discipline et de la retenue dans notre manière d’agir.
Si le ‘Hessed ouvre et donne, la Guevoura demande jusqu’où aller et où savoir s’arrêter. Sans équilibre, elle peut devenir froide ou rigide.
La vraie Guevoura est une force noble : celle de la maîtrise de soi, de la justesse et du courage de poser un cadre.
Exemple : savoir refuser ce qui n’est pas bon, retenir une parole blessante, respecter un cadre même lorsque cela demande un effort.
Dans l’attente du don de la Torah à Chavouot, nous comptons le Omer dès Pessah.
Période triste du calendrier juif, marquée par la perte des élèves de Rabbi Akiva, la période du Omer représente une période favorable au travail des Midot. En cultivant nos qualités de cœur, en nous sensibilisant à l’autre, nous nous préparons ainsi à recevoir la Torah.